Aujourd’hui on ne parle plus seulement d’habitants mais d’usagers d’une ville. En effet, les nouvelles villes se construisent et sont plus centrées sur le service et le bien-être. Mais en plus des services, il faut que la ville offre de l’accessibilité, de la facilité et permette une bonne cohabitation. On ne parle donc plus d’habitants mais bien d’usagers, car la ville d’aujourd’hui et de demain répond à tous les besoins.

Le mot des professionnels

 

Une ville attrayante et efficace est une ville intelligente. Celle-ci est née après de longues réflexions par les aménageurs.

De nombreux outils sont aujourd’hui utilisés pour optimiser la création d’une ville. Mais ceci, toujours en alliant les forces des différents corps de métier, comme le BIM (Building Information Modeling) ou encore le CIM (City Information Modeling). “BIM, Building Information Model, moi j’appelle ca Bouleversement Interprofessionnel Majeur. Parce que ça renvoie à l’idée que le BIM c’est 80% d’humain et 20% de technologie” confie François Pélegrin, architecte, lors du BIM World 2019 à Paris.

Réana Taheraly, Head of innovation au Grand Paris Aménagement, nous parle aussi du CIM. “Le vrai CIM c’est celui qui pourra demain exploiter l’ensemble des données du territoire, l’ensemble du big data pouvoir faire de l’IA même. C’est celui qui permettra d’impliquer totalement les usagers. Pourquoi pas même de la co-conception, et voir permettre de réaliser cette ville en temps réel” dit-elle. Elle nous explique aussi que “les grands enjeux pour les aménageurs et tout ceux qui fabriquent la ville avec ce CIM, se sera de réussir à garantir la libre circulation des données, l’interopérabilité des systèmes. Et créer aussi un cadre de confiance pour la sécurité numérique et la protection des données des citoyens”.

 

La ville de demain : La smart city !

 

Pour pouvoir remettre les usagers au centre des préoccupations dans la ville de demain, on se tourne aujourd’hui de plus en plus vers l’utilisation de données pour l’optimisation urbaine. Cela passe donc par un environnement plus technologique utilisant la donnée des habitants et de l’environnement pour le confort. Mais cela est aussi utile pour favoriser l’écologie. L’idée est donc de se tourner vers une smart city durable.On ne dissocie jamais la transition écologique de la transition numérique” soutient Réana Taheraly.  Créer cette nouvelle ville chamboule tout les fonctionnements traditionnels. Et cela peut entraîner certaines appréhensions de la part des habitants. Notamment la protection des données comme Réana Taheraly a pu l’indiquer précédemment. François Pélegrin donne l’exemple du Canton de Genève pour souligner l’importance de la technologie dans la construction d’une ville : “Vous voulez déposer un permis de construire à Genève. Vous cliquez sur votre parcelle. Et c’est donc l’administration territoriale qui va scruter dans les 600 couches d’informations qu’elle a, souterraine ou aérienne, et extraire les contraintes et les données qui frappent votre parcelle et vous remet le tout. Et derrière elle va récupérer les maquettes numériques, pour faire de la gestion intelligente prédictive de la ville. Parce que “avec ces big data, on peut faire des choses magnifiques”. Il démontre ainsi l’implication qu’une ville peut avoir sur la construction d’un bâtiment.

 

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